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24 Octobre 2025
Après un premier Grand Prix humide chaotique en Australie, à Melbourne, Oscar Piastri poursuivait fort bien sa progression, avec pas moins de 5 victoires en 10 courses. Régulièrement plus rapide que son équipier Lando Norris, et avec un Verstappen à la Red Bull inconstante, l'Australien faisait ce qu'il fallait pour maintenir un cap positif.
Mieux, il paraissait totalement hermétique à toute forme de pression et se montrait, à l'inverse de son équipier, solide, tout en ne se laissant pas intimider en piste, notamment par le maître en la matière : Max Verstappen. Autant Lando semblait subir l'agressivité du Hollandais, autant Piastri restait dur et froid comme un roc.
Mais peu avant la mi-saison, à Montréal, Norris commet l'irréparable et accroche Piastri.
On pensait alors la messe dite : un Lando qui craque sous la pression et provoque son propre abandon, tout en risquant de mettre les deux voitures au tapis, dans une manœuvre hasardeuse.
C'est en fait à partir de là que Norris va se reprendre, en enchaînant les victoires - trois en quatre courses - pendant que Piastri, certes ne trébuche pas, mais subît la loi du Britannique.
Au Grand Prix d'Italie, Norris, victime d'un arrêt au stand un peu long, ressort derrière l'Australien, qu'il dominait depuis le début de la course. Le staff McLaren ordonne à Piastri de laisser passer son équipier, dans une optique d'équité sportive.
Est-ce cette consigne, mal digérée par l'intéressé, qui provoquera l'écroulement du leader du championnat ?
Difficile à dire, mais à partir de là, il ne sera que l'ombre de lui-même : seulement 9ème en qualifications à Bakou, il rate complétement son envol et termine dans le mur après 2 virages.
A Singapour, il devance Lando sur la grille mais termine derrière lui en course, en échouant au pied du podium, non sans avoir été malmené en début de course, par son équipier, lors d'une manœuvre un peu cavalière qu'on ne connaissait pas à Norris. Ce dernier sera sanctionné en interne pour ce dépassement viril.
Aux Etats-Unis, Oscar Piastri paraîtra totalement désemparé pendant tout le week-end, ne parvenant pas à trouver le rythme, et se faisant percuter au départ de la course Sprint par un Hülkenberg optimiste.
Il ne sauvera que les 10 points de la 5ème place, pendant que Norris engrange 18 points et se rapproche à 14 unités de son équipier, et que Max - la menace - Verstappen, ramène l'écart à 40 points, après avoir dominé de la tête et des épaules le Grand Prix.
Une situation qu'on pourrait un peu comparer à celle de Jenson Button, en 2009, impérial au volant d'une Brawn GP dominatrice en début de saison, mais en délicatesse sur les dernières courses face à un Vettel affamé au volant d'une Red Bull revigorée (tiens tiens..) qui revenait fort.
Mais Jenson Button en était alors à sa 9ème année en Formule 1. Ce qui peut faire toute la différence.
Les cinq courses restantes vont être éprouvantes, pour Oscar, qui voit son avance se réduire comme peau de chagrin, face à Norris et l'incroyable Verstappen, qui saisit toutes les opportunités qui se présentent à lui et ne commet d'erreur.
A Mexico, Piastri devra s'appliquer, monter en puissance progressivement, tout au long des différentes séances - il disputera d'ailleurs les premiers essais libres, contrairement à ses deux rivaux, remplacés par deux jeunes pilotes. Il lui faudra capitaliser là-dessus, car le moindre détail comptera.
Aucune erreur ne sera tolérée par son équipier chez McLaren et encore moins par l'ogre Verstappen, prêt à le dévorer tout cru.
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