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10 Novembre 2025
Lando Norris a frappé un grand coup à Interlagos. En s’imposant de main de maître, le Britannique a peut-être mis un terme à la lutte pour le titre mondial 2025 de F1.
Au soir du Grand Prix du Grand Prix du Brésil, le championnat du monde de Formule 1 prend une autre tournure.
La démonstration de Lando Norris au volant de sa McLaren réduit en miettes les espoirs des deux autres prétendants au titre mondial : Oscar Piastri et Max Verstappen.
En arrivant à Interlagos, Lando Norris disposait d'un point d'avance sur Oscar Piastri et de 35 unités sur Max Verstappen.
Il repart avec 24 points d'avance sur son équipier et 49 sur le quadruple champion du monde. De quoi quitter Sao Paulo détendu.
Max Verstappen, malgré une "remontada" dont lui seul a le secret est maintenant relégué à l'équivalent de presque deux victoires. En trois courses, c'est presque une mission impossible pour le pilote Red Bull, tout maestro qu'il est.
Il faudrait un cataclysme pour le voir prendre la tête du classement. Même en livrant trois courses impeccables, Verstappen n'a plus sa destinée entre ses mains.
Le seul véritable et sérieux rival encore en lice pour le championnat reste son coéquipier Oscar Piastri.
24 points d'avance, c'est beaucoup mais, sur le papier, avec trois Grand Prix encore à disputer et une course Sprint, il ne serait pas invraisemblable d'assister à un sacre du jeune australien.
Les doutes portent peut-être plus sur la dynamique actuelle que sur l'écart qui sépare les deux pilotes McLaren.
Depuis Bakou et le crash de Piastri, ce dernier fait montre d'un rythme étonnamment lent et, pire, nous montre une propension aux bévues en piste qu'on ne lui connaissait pas.
Sortie à Bakou au premier tour, manœuvre maladroite au départ de la course Sprint à Austin et nouvelle sortie de piste dans la course Sprint à Interlagos. Cela fait beaucoup pour un prétendant au titre suprême.
Il y a bien eu deux Oscar Piastri cette année. Celui qui, rapide et froid comme de la glace enchaînait les victoires jusqu'à mi-saison et celui, bien plus fébrile, qui pilote la McLaren numéro 81 depuis Bakou.
Aurait-on échangé les pilotes chez McLaren ? L'Australien aurait-il été remplacé en catimini par un pilote plus modeste ?
On pourrait croire mais non, c'est toujours Piastri qui pilote la McLaren n°81 et son équipier est bel et bien Lando Norris.
A l'inverse, Lando, dont on pouvait presque sentir le stress en le regardant rouler a pris une taille patron.
Un déclic, et un point de rupture dans le rapport de force du duo de l'écurie de Woking.
Fini le Norris qui s'excusait de ne pas avoir le mental et qui se laissait intimider dès les premiers virages des Grand Prix.
C'est maintenant un pilote solide, confiant et qui dirige l'orchestre.
Monza et les consignes d'équipes (Piastri avait dû laisser repasser Norris suite à un arrêt au stand trop long du Britannique) sont peut-être passés par là.
Le désormais dauphin du championnat du monde s'est-il senti moins soutenu que son équipier ?
Toujours est-il que depuis cet épisode, les choses ont changé. Piastri a pris le rôle du petit Chaperon Rouge et Norris celui du grand méchant loup.
Rien n'est inéluctable en Formule 1. On a déjà vu de jolis retournements de situations et des pilotes renverser la vapeur.
Mais le jeune pilote australien a-t-il les épaules assez larges pour se remobiliser et retrouver sa vista ?
Nous aurons des éléments de réponse à Las Vegas, où le championnat pourrait bien être définitivement plié par Lando Norris
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Par Guillaume Barthet – Rédacteur et fondateur du blog Faim de F1.