Horizon F1 est un blog francophone dédié à la passion Formule 1 : actualités, analyses, présentations de Grands Prix, histoire et débats sur le championnat du monde de F1.
10 Novembre 2025
Lando Norris a frappé un grand coup à Interlagos. Solide, rapide et imperturbable, le Britannique s’est offert le Grand Prix du Brésil 2025 au terme d’un week-end qu’il aura dominé de bout en bout. Un succès qui le propulse plus que jamais vers un premier titre mondial.
Le Britannique aura été impérial durant tout le week-end et n'aura jamais lâché le haut du classement, des EL1 à la course. Il s'impose devant Kimi Antonelli et un incroyable Max Verstappen, revenu du diable vauvert.
Certes, Oscar Piastri a été pénalisé de dix secondes et a encore facilité la tâche du Britannique. Certes Max Verstappen s'élançait des stand, mais à aucun moment Lando Norris n'a semblé vaciller.
Il s'est imposé de main de maître sur Interlagos et vient vraisemblablement d'enfiler la combinaison du champion du monde 2025.
Oscar Piastri déjà parti à la faute lors de la course Sprint samedi avait pour obligation de mener une course impeccable. Il ne le fera pas.
Une manœuvre un peu optimiste sur Antonelli lors du restart lui vaut une pénalité de 10 secondes à purger durant son premier arrêt aux stands.
Certes, les responsabilités semblent partagées sur cette action, car Kimi Antonelli a laissé bien peu d'espace, mais il fallait à l'Australien se tenir à l'écart de ce type d'incident.
Le voici désormais à 24 points de son coéquipier au championnat du monde et une montagne à gravir.
Kimi Antonelli, deuxième, commence à prendre la mesure de son co-équipier et signe son meilleur résultat de la saison en devançant sur le fil un Verstappen absolument phénoménal.
Éliminé en Q1 la veille, le Néerlandais semblait abattu. Mais dès le départ, il s’est transformé, multipliant les dépassements avec une facilité déconcertante. Sa Red Bull, enfin compétitive, lui a permis de signer une remontée de toute beauté
Dernier au huitième tour, il monte sur le podium au 63ème tour en avalant George Russell, en délicatesse avec ses pneus, mais bute finalement sur Antonelli qui gardera sa place de dauphin.
Max signe un exploit dont lui seul a le secret.
Charles Leclerc avait brillé lors des qualifications après un tour magistral et les ambitions étaient légitimement hautes pour le Grand Prix.
Malheureusement, Piastri et Antonelli ont décidé que le Monégasque ne dépasserait pas le cinquième tour.
Hamilton, touché par Sainz dans le premier virage a sombré dans le classement avant de détruire son aileron avant dans l'Alpine de Colapinto.
Ferrari mettra fin au calvaire du septuple champion du monde se plaignant d'une voiture inconduisible en l'arrêtant définitivement au 37ème tour.
Un score vierge pour Ferrari sur ce Grand Prix. Ce n'était plus arrivé depuis le Grand Prix des Pays-Bas.
Une reprise en main urgente est attendue à Las Vegas.
Ollie Bearman poursuit sa glorieuse moisson entreprise à Mexico.
Le Britannique a encore impressionné à Interlagos, en terminant sixième au volant de sa Haas. Une position acquise de haute lutte au prix de magnifiques dépassements, notamment sur Gasly et Hülkenberg.
Bearman a désormais pris l'habitude de s'exposer aux feux des projecteurs.
Derrière lui, la bataille fit rage pour les points restants.
Isack Hadjar, bien que huitième, était très déçu au terme d'une course honorable mais décevante, étant donné sa place de grille.
Il termine derrière son équipier Lawson et devant un excellent Hülkenberg, qui marque encore de précieux points pour Sauber. Gasly, en feu ce week-end, prend le dernier point après une course solide mais frustrante, car le Français paraissait plus rapide que les pilotes devant lui.
Cette 21ème manche du championnat du monde aura marqué un tournant peut-être décisif dans la course au titre mondial.
Max Verstappen navigue désormais à 49 points de Lando Norris et Oscar Piastri à 24 unités.
La forme actuelle du Britannique, couplée à ces écarts confortables, semblent le mettre sur orbite. La F1 tient peut-être son nouveau roi !
À lire aussi :
Par Guillaume Barthet – Rédacteur et fondateur du blog Faim de F1.